Hôtes ou hôtesses : la guerre des sexes aura-t-elle lieu ?


Héritage culturel ou historique, les métiers de l’accueil se caractérisent par une surreprésentation féminine. A l’heure où l’égalité femmes-hommes fait débat, retour sur l’action du groupe Penelope en faveur d’un rééquilibrage porté d’abord par des critères de compétences et de polyvalence. 

L’index de l’égalité professionnelle a été instauré par une loi du 5 septembre 2018. Appelée Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, elle prévoit d’évaluer sur 100 points, le niveau d’égalité entre les hommes et les femmes selon différents critères comme les écarts de rémunération, les écarts de taux d’augmentation ou les écarts de taux de promotions. 

« En 2019, explique Xavier Cointement, Directeur des Ressources Humaines du Groupe Penelope, notre index s’établissait à 79/100 et en 2020, malgré la crise sanitaire, nous avons maintenu notre indice à 79. Notre problématique est inverse par rapport à ce que l’on rencontre en général dans les entreprises ». 

En effet, la sociologie des métiers de l’accueil conduit à une surreprésentation de la population féminine. 87% de l’effectif au sein du groupe Penelope est féminin. 13% des chargés d’accueil sont des hommes, un volume qui est parfaitement aligné sur la répartition des candidatures reçues par l’entreprise, puisqu’elle s’établit approximativement à 85% de CV féminins. 

Faire bouger les lignes de front

« Nous n’avons pas de réelles difficultés en matière d’égalité salariale au sein du groupe. En revanche, le poids de l’héritage culturel pèse sur la sociologie des métiers de l’accueil ». Pourtant, comme le souligne Xavier Cointement, depuis 2010, les demandes des entreprises ont beaucoup évolué. « La période des années 90 à 2000 qui se caractérisait par le souhait d’une hôtesse d’accueil jeune, jolie et souriante a cédé la place à des exigences de compétences et de polyvalence ». 

Une évolution qui ne doit rien au hasard. « Toute l’entreprise est engagée pour favoriser cette transformation, nos commerciaux de terrain ont été en première ligne pour sensibiliser les donneurs d’ordre sur les nombreuses missions à valeur ajoutée que les hôtes et hôtesses peuvent remplir ».

Relever le défi de la professionnalisation et de la fidélisation des talents

Des missions plus riches, plus variées, plus épanouissantes, c’est pour Xavier Cointement le terreau qui permettra de se libérer des a priori sur les métiers de l’accueil. « La moyenne d’âge de notre effectif est de 29 ans. Nos collaborateurs sont jeunes et nous leur proposons bien souvent leur premier CDI. Nous mettons tout en œuvre pour limiter le turn over et favoriser la professionnalisation ». 

Ainsi, près de 50% des effectifs d’encadrement sont issus du terrain. « L’accueil n’est plus considéré, comme par le passé, comme un job d’appoint. Cela découle aussi de notre politique interne d’accompagnement de nos équipes. Le bien-être de nos collaborateurs est une priorité ». 

Priorité dont le pilotage est d’autant plus complexe que les chargés d’accueil n’exercent pas directement dans les locaux de Penelope, mais auprès des clients. « Cela nous oblige à être très attentifs, car, pour satisfaire nos clients, il faut d’abord que nos équipes s’épanouissent elles-mêmes », conclut Xavier Cointement.  

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